Le revenu de solidarité active dans le Val-de-Marne : évolutions depuis la mise en place du plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale 2013-2018

Principal marqueur de la pauvreté administrative, le revenu de solidarité active (Rsa) vise à soutenir les personnes les plus démunies. Car la pauvreté recouvre plusieurs acceptions, la plus connue étant la pauvreté monétaire qui caractérise une personne pauvre si son niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté.
Date : 31 janvier 2019
Auteur : Service Communication de la CAF du Val-de-Marne
Regards
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Versé aux personnes n’ayant aucune activité ou des ressources inférieures à un montant forfaitaire, le Rsa est le dernier filet contre la pauvreté, (550,93 euros pour une personne seule en 2018).

Une des mesures phare du plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, adopté en janvier 2013, prévoyait la revalorisation de dix pour cent en cinq ans du montant forfaitaire de ce minimum social.

Qu’en est-il alors de la situation des bénéficiaires et des personnes couvertes par ce minimum, les territoires les plus exposés à cette forme de pauvreté ont-ils vu leur situation tendre vers une amélioration ? Les conditions de vie, principalement du logement, se sont-elles améliorées ? Quelles explications la Caf du Val-de-Marne, est-elle en mesure de fournir à ses partenaires impliqués dans le dispositif sur les évolutions contrastées entre les bénéficiaires et les masses financières ?

Quelques éléments de réponse – éclairants pour le débat public – sont apportés par la récente publication de la Ctrad sur ce sujet.

Les observations montrent en effet que la part de la population val-de-marnaise couverte par cette prestation a augmenté (+ 0,7 point entre fin 2012 et juin 2018) et qu’elle s’est accentuée dans les territoires déjà exposés à cette pauvreté, Orly, Fresnes, Villecresnes, Chevilly-Larue, Villeneuve-Saint-Georges, Gentilly, Ablon-sur-Seine et Valenton. On y retrouve Orly, Valenton et Villeneuve-Saint-Georges ayant la plus forte part de la population couverte par ce minimum social en 2018.

Mais l’étude pointe également que la précarité monétaire atteint toujours les plus fragiles d’entre eux : sur les 41 670 bénéficiaires du Rsa socle en juin 2018, 7 sur 10 (29 000) sont considérés en situation de pauvreté, soit sous le seuil de bas revenus de 1 052 € mensuels par unité de consommation. Pour ces derniers, la pauvreté monétaire est encore plus intense : en 2018, les trois quarts ont un niveau de vie inférieur à 789 € par mois et la moitié a un niveau de vie inférieur à 549 € par mois. Les conditions de logement, qui témoignent d’un degré d’insertion ou de précarisation, se sont améliorés pour certains car ils sont un peu plus nombreux à bénéficier d’un logement autonome, lorsqu’en revanche la part des mal-logés (sans domicile fixe, squatters) reste sensiblement la même sur cette période quinquennale, voire progresse. Quant aux plus vulnérables sur le plan de la situation familiale, les foyers monoparentaux, ils représentent plus de 7 foyers sur 10, alors qu’ils ne dépassent pas le tiers dans la population val-de-marnaise.

Ce document est consultable sur : http://www.caf.fr/partenaires/caf-du-val-de-marne/partenaires-locaux/etudes-et-statistiques/

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