Zoom sur le dispositif d’aide au domicile des familles

Financée par la branche famille, l’aide à domicile a pour finalité d’apporter aux familles fragilisées par un évènement ponctuel, une aide matérielle et/ou éducative
Date : 1 mars 2017
Auteur : Service Communication de la CAF du Val-de-Marne
Actualités
Social Worker Talking To Mother And Children At Home

Action sociale préventive, l’intervention au domicile est l’un des maillons du soutien à la parentalité et répond ainsi  aux objectifs prioritaires suivants :
– création des conditions favorables à l’autonomie, à l’insertion sociale et au retour à l’emploi des personnes et des familles,
– soutien à la fonction parentale et facilitation des relations enfants/parents.

Cette action vise à favoriser l’accès aux interventions au domicile, pour un plus grand nombre de familles allocataires, confrontées à des événements perturbant leur quotidien et notamment les familles les plus vulnérables.

Le réseau partenarial est un élément moteur de ce système, et joue un rôle essentiel pour la mobilisation des différents acteurs.

Les 3 phases des interventions d’aide à domicile

  1. Le diagnostic effectué par un professionnel dédié ;
  2. La contractualisation : un contrat est signé entre la famille et le service d’aide et d’accompagnement à domicile. Cela positionne la famille en tant qu’acteur de son autonomie ;
  3. L’évaluation permet de mesurer l’impact de l’action et le besoin résiduel de la famille à l’issue de l’intervention, notamment en recueillant le degré de satisfaction de la famille.

Un assouplissement des critères d’éligibilité au dispositif d’aide à domicile depuis 2016

– La condition d’âge des enfants : l’âge maximal requis est porté à 12 ans, au lieu de 10 préalablement.
– L’allongement du délai requis pour le dépôt d’une demande : trois mois après la survenance du fait générateur (au lieu d’un mois), six mois après la survenance du fait générateur (au lieu de trois) pour les cas de décès de l’enfant et du conjoint.
– L’élargissement du champ des actions menées en faveur du public vulnérable :

  • Les situations de soins ou de traitement de longue durée d’un parent ou d’un enfant, ouvrent droit au même nombre maximum d’heures qu’actuellement, mais en deux attributions successives de 250 heures d’intervention, renouvelables avec l’accord de la Caf.
  • Les parents isolés, engagés dans une démarche d’insertion, sont éligibles à l’intervention à domicile, quel que soit le minima social dont ils bénéficient (allocation aux adultes handicapés, allocation de solidarité spécifique, Rsa, …).
  • Pour les familles confrontées à une situation de handicap de l’enfant ou du parent, un assouplissement des critères relatifs au quota d’heures par motif d’intervention et à l’âge de l’enfant (douze ans) est envisagé.


Dans le Val de Marne, sept associations œuvrent au titre de ce dispositif
avec l’intervention de techniciens d’intervention sociale et familiale (plus de 63 900 heures en 2016) et d’auxiliaires de vie sociale (plus de 46 700 heures en 2016).
A ce titre, la Caf finance près de 2,7 millions d’euros pour soutenir les interventions des associations auprès de 2 184 familles allocataires.